Surpoids et obésité chez nos animaux de compagnie : plus qu’un problème esthétique !
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Véritable fléau de notre société moderne, l’obésité touche également de plus en plus nos animaux de compagnie. Le surpoids concerne 30 à 40 % des chiens et des chats. Il s’agit d’une véritable pathologie aux multiples conséquences, nécessitant une approche multimodale : alimentation et hygiène de vie sont les principaux leviers d’amélioration. Partageant notre foyer et notre mode de vie, nos animaux aussi bougent moins et ne remplissent plus les tâches pour lesquelles ils avaient été sélectionnés : chasser, mener les troupeaux, monter la garde à l’extérieur par tous les temps… Ils sont également mieux nourris, parfois même un peu trop ! Et ça se voit sur la balance !

Les principales causes
Outre le mode de vie et l’exercice, un certain nombre de facteurs influencent les besoins énergétiques de nos compagnons :
- La race et la génétique : certaines races et certaines lignées familiales sont prédisposées au surpoids.
- L’âge : les animaux âgés, souvent moins actifs, sont plus touchés.
- La stérilisation : on conseille de diminuer de 20 % les apports énergétiques chez un animal stérilisé.
- L’alimentation : les aliments gras, sucrés ou de mauvaise qualité augmentent les risques, tout comme une quantité excessive de nourriture.
Les conséquences
Elles sont multiples :
- Intolérance à l’effort et à la chaleur.
- Essoufflement.
- Arthrose.
- Pathologies cardiaques.
- Troubles endocriniens (diabète…).
- Augmentation du risque de certains cancers.
On estime qu’un animal obèse peut perdre jusqu’à 2 ou 3 ans d’espérance de vie !
Les solutions pour y remédier
La prise en charge commence par un rééquilibrage de l’alimentation : diminuer la ration ou choisir un aliment à teneur calorique réduite, pauvre en lipides et en glucides, mais riche en protéines et en fibres afin d’obtenir une sensation de satiété. Friandises et restes de table sont bien entendu proscrits ou, si ce n’est pas envisageable, doivent être intégrés dans le calcul de la ration.
En complément de ces mesures nutritionnelles, la pratique d’un exercice régulier est vivement conseillée : promenades, jeux, accès à l’extérieur, jouets distributeurs de croquettes pour faire bouger l’animal…
Demandez conseil à votre vétérinaire !

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